
Depuis 2013, le collectif (LA)HORDE sonde le monde à travers une approche transdisciplinaire où la chorégraphie est au centre. Pour le Ballet national de Marseille, le trio crée Après-moi le déluge, un conte contemporain étrange qui met en scène le drame de la catastrophe, et comment soigner un monde en déclin. Remarqué avec le hit Room with a view (2020) où une danse révoltée éclatait sur le mix de Rone, le collectif (LA)HORDE interroge une nouvelle fois les structures de pouvoir et les espaces de contestation dans Après-moi le déluge. Les treize interprètes du Ballet national de Marseille – que le trio Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel dirige depuis 2019 – incarnent une communauté éreintée par les crises. Dans une tentative d’arrêter la machine infernale dans laquelle iels sont empêtré·e·s, iels fracturent le sol pour ouvrir, sur scène, un gouffre infernal d’où jaillissent des créatures monstrueuses. À travers une succession de saynètes, où la danse promet d’être dynamique et entraînante, une multiplicité de rituels jaillit pour questionner d’une part les relations de domination entre ces êtres et d’autre part les possibilités pour en sortir.