De son vécu de chauffeur poids lourd & de ses origines paysannes, Jeanstef met en lumière l’ADN du capitalisme, la maximisation des profits rendue possible grâce à la propriété privée. On jette un œil dans sa remorque & ce qu’on y trouve est fabriqué à l’autre bout du monde avant d’être transporté par des travailleurs mis en concurrence par le dumping social qui se mondialise. Pour ce faire, il peut s’appuyer sur les traités de « libre échange » qui mettent en concurrence des normes qui ont raison de nos santés physique & socioéconomique. Né au Congo, Jeanstef termine avec un focus sur le colonialisme au cœur de la division internationale du travail d’aujourd’hui. Dans le cadre du festival de théâtre militant & engagé du Garcia Lorca, la com’ de l’orga : "Au début du XXe siècle, les avant-gardes et les mouvements artistiques issus des luttes ouvrières ont appréhendé la culture non pas comme un privilège élitiste, mais comme un instrument d’émancipation. L’art s’est ainsi mué en un dispositif pédagogique et politique destiné à revendiquer des droits, à dénoncer l’exploitation et à éveiller la classe laborieuse à sa propre puissance organisationnelle. C’est à cette époque que, tant en Europe qu’en Amérique latine, de manière organique, indépendante et convergente, ont émergé des figures issues des milieux théâtral et syndical. Celles-ci ont reconnu dans le théâtre un vecteur de formation sociale permettant de transmettre aux masses ouvrières des connaissances et des informations essentielles concernant leurs droits, leur positionnement sociétale et la conscience de leur force collective. Ainsi, l’art dramatique a ouvert ses portes à un public nouveau : ces hommes et ces femmes aux mains gercées, à la peau asséchée et au dos meurtri par l’extractivisme du travail quotidien. Un théâtre affranchi des complaisances bourgeoises et de la quête d’une « beauté sublime » déconnectée de la réalité sociale ; un théâtre résolument orienté vers la construction de la consci
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