Dans la voix d’Oria, unique en son genre, il y a de l’or, des dramas, des souvenirs, de la passion, de l’amour - beaucoup d’amour - de la vie - beaucoup de vie. Des tourbillons, des tempêtes, des éclaircies aussi. A écouter ses chansons, on ne sort pas indemne. Trop d’incarnation, trop de sincérité, trop d’humanité chez Oria qui, lorsqu’elle chante, « y laisse à chaque fois des plumes ». « Forcément, on va chercher un état qui fait bouger des choses en nous », dit-elle. Dans Oria, il y a « or », il y a « orientale », il y a « Orion » (l’étoile). Pour elle, « the sky is the limit ». Elle est prête à décrocher les étoiles pour nous faire vibrer. Et la lune aussi. L’or, elle l’a déjà remporté avec « Soirée mondaine », son premier single original, certifié single d’or avec plusieurs dizaines de millions de streams, N°1 au classement Shazam en France. Carmen moderne, rebelle with a rose, capable d’écrire en quelques minutes un hymne féministe, cette méditerranéenne née à Nice clame fièrement dans son premier album « Prends garde à toi/ J’suis pas la femme de / J’suis pas la fille de/ J’suis moi » au son d’un synthé orientalisant, d’une guitare espagnole, soutenue par une rythmique pop urbaine et des chœurs classiques (« Femme de »). Il y a du Dalida, du Piaf, du Stromae chez cette chanteuse néo-réaliste aussi à l’aise avec les algorithmes de TikTok qu’avec les immémoriales chansons d’amour. Conteuse-née, l’autrice-compositrice se fait un devoir de se glisser dans la peau de son prochain, pas pour lui voler son âme, non, mais pour révéler sa vérité intérieure. A l’instar de « Comme ils sont » où elle se met à la place d’une jeune ado LGBTQIA+ qui s’interroge sur son identité sexuelle. Des histoires, Oria en a mille et cent sous sa plume, une vie ne suffirait pas à ce qu’elle nous les chante toutes. L’une des plus belles, c’est la sienne. L’histoire d’une petite fille née dans un quartier animé de Nice, à deux pas d’une gare, dans un bar tenu par son père corse. L’occasion rêvée d’observer l’humanité dans ce qu’elle a de plus nue et de plus imprévisible. Cette ado fascinée par la beauté de sa mère franco-tunisienne, et par la beauté de toutes les autres femmes aussi, grandit en admirant la voix pure de Fayrouz, le destin hors normes de Dalida, l’audace créatrice de Gabrielle Chanel. Un jour, Oria aussi s’envolera vers les sommets, en pleine lumière, fera entendre sa voix. Elle le sait, elle le sent, ce jour viendra. Mais avant la gloire, il faut bien vivre, et la jeune demoiselle n’est pas autorisée à rêver trop fort. Artiste n’est pas un métier pour ses parents. Elle fait une formation d’esthéticienne à quinze ans tout en écrivant ses premières chansons et travaille pour la maison Chanel – son rêve. Intègre ensuite une école de commerce et y apprend à savoir vendre un produit, mener des analyses de marché, savoirs pas forcément inutiles lorsqu’on veut faire de la musique. Car la musique, Oria continue à y penser très fort. Sa conviction qu’elle est née pour ça finit par prendre toute la place, et elle arrête ses études pour se consacrer à 100 % à son art. Elle passe de longues heures en studio pour s’entraîner à poser sa voix et peaufiner ses morceaux. Pour payer son loyer, elle sera serveuse, à Nice, à Marseille. Ou à Londres, où elle vit pendant un an et en rapporte la chanson « Princesse de la nuit », croquis sur le vif et plein de mélancolie de ces jeunes étudiantes britanniques qui deviennent escort pour financer leurs études. Car Oria cultive l’art du portrait brossé en quelques coups de plume, la capacité à lire entre les lignes, au-delà des apparences et des faux-semblants. En une phrase, le décor est planté, comme dans « Place Masséna », exaltant duo avec Claudio Capéo dont le texte est né d’une rencontre dans la vie réelle entre Oria et un ex sur l’une des places les plus célèbres de Nice. En quelques lyrics de « Soirée mondaine », chanson phénomène, hit emblématique (« elle cache sa vraie nature dans sa paire de gants » « ce n’est pas la vraie vie qu’on apprend dans les soirées mondaines ») l’autrice décrit le masque social, la cruauté de la haute société, le vide existentiel de la fête aristocratique opposé à l’authenticité d’une relation humaine réelle. Sorti en décembre 2025, le titre qui pose les bases de la griffe Oria (mélange de variété française et de sonorités urbaines et orientales, texte profond et rythmes entraînants) devient rapidement viral sur TikTok puis atteint une popularité fulgurante lorsque « Danse avec les Stars » s’en empare pour une chorégraphie de paso doble. La carrière d’Oria est lancée. Reste à confirmer l’essai avec un premier album qui développe toutes les facettes de l’artiste : sa douceur enveloppante (« Tu n’es pas là », qui évoque le deuil ou « Ça ira », berceuse qui vient « bercer l’enfant intérieur qu’on a tous en nous », explique Oria), sa somptueuse théâtralité (« Bella Vita » « Femme de »), son humour et sa générosité (« Tombola »). Ajoutez-y une reprise de Sylvie Vartan (« Toi jamais ») qu’on croirait écrite pour elle, et vous aurez une petite idée de l’étendue des talents d’Oria, étoile destinée à briller longtemps dans le ciel. FOR FANS OF: Carla, OTTA, Elliott
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